Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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Le chalet d'alpage

Chalet, loge, grange, fruitière :

des réalités différentes sous un même nom, des réalités similaires sous des noms différents...

 

La loge signale un usage monofamilial, le chalet (anciennement chalais) un usage de grande montagne (regroupement de troupeaux sous la garde d’un berger), la loge est l'estive des populations de l’intérieur du massif qui ont de petits troupeaux et mettent ou non en commun leur lait, la grange d’été signale un usage de stockage du foin uniquement, et le mot fruitière désigne à la fois l’atelier où se fait le fromage (chalet d’alpage, fruitière de village selon les époques et les lieux) et la forme très ancienne de regroupement des familles qui mettaient en commun leur lait. Il désigne donc souvent le chalet d’alpage, puisque dans les villages, le fruitier se déplaçait dans les maisons et faisait le fromage successivement dans chaque famille, jusqu’à la construction (tardive) des fruitières de village.

 

 

 

Dans sa partie française, le domaine des alpages jurassiens s’étire sur une centaine de kilomètres, de Pontarlier au Nord à Bellegarde-sur-Valserine au Sud. Il court sur trois départements (Doubs, Jura, Ain) et deux régions (Franche-Comté et Rhône-Alpes).

 

Les alpages se répartissent sur quatre secteurs principaux :

- le Mont de l’Herba,

- le Risoux,

- le Massacre,

- la Haute-Chaîne du Jura

 

Un petit secteur se distingue, sous forme d’enclave dans le territoire suisse au niveau de Bois d’Amont : les Petits Plats.

 

Les chalets s’implantent tous au dessus de 1100 m d’altitude, les alpages culminant à 1461 m au Mont d’Or, 1677 m à la Dole, 1720 m au Crêt de la Neige.

 

 

Description :

Systèmes et matériaux de construction

L’eau nécessaire à la confection du mortier étant rare du fait d’un terrain calcaire dans lequel elle disparaît immédiatement, la construction de l’habitat d’alpage débutait généralement par la création d’une ossature en bois, la charpente à colonnes, puis la mise en place de la couverture, des chenaux et de la citerne, qui permettaient de constituer une réserve d’eau pour la confection des murs extérieurs en moellons de pierre taillés grossièrement.

Les pièces de la charpente prennent appui au sol sur des pierres (levures) ou des semelles de bois (soy)

 

 

Illustration 28. Schémas de construction du chalet d'alpage

 

 

Les façades sont ensuite toujours protégées contre l’humidité et les chocs thermiques par un enduit à la chaux grasse, les pierres d’angle, souvent plus massives, étant aussi recouvertes par l’enduit.

Parfois, des façades peuvent être constituées de gros moellons taillés plus régulièrement et posés en lits avec joints grossiers. Dans ce cas, c’est un gobetis* qui permet de combler les joints, laissant une partie de la pierre apparente.

 

 

   

Illustration 29. Charpente à colonnes          

 

 

 

Ilustration 30. Façade



Déclinaisons départementales :

25 - Doubs
39 - Jura
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