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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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Site d'implantation

Loin d’être le fruit du hasard, l’implantation originelle d’un village dans son environnement répond à un certain nombre de « règles » non écrites, issues du bon sens et de la connaissance que les anciens avaient du milieu naturel dans lequel ils s’aventuraient. Les constructions devaient être implantées hors des zones humides mais proches de la ressource en eau, hors des meilleures terres cultivables mais également proches de celles-ci pour une exploitation facilitée, à l’abri des vents dominants, éventuellement en position défensive, etc.

 

Une lecture attentive du relief, restitué par les courbes de niveau, apporte un éclairage pertinent sur les raisons de tel ou tel type d’implantation, et permet de tirer des enseignements sur la manière de respecter la structure urbaine et paysagère d’un village lors de son extension.

Description :

La contrainte climatique

Marquée par un climat continental à divers degrés, la Franche-Comté a vu une urbanisation spécifique se mettre en place. L’habitat traditionnel de ferme est ainsi conçu pour fonctionner en autarcie durant les périodes de grand froid (incluant des espaces pour les habitants comme pour le bétail et les engins agricoles).

 

A l’échelle de la commune, certains villages voient des constructions disposées afin de protéger des rigueurs de l’hiver les espaces publics : rues, places... Ces lieux de vie communs étaient alors moins exposés aux vents froids par une sorte d’enceinte.

 

  Chaux-Neuve (25) : Illustr. 1 Avant les premières extensions urbaines,

  le bâti formait le cadre de la place principale, dominé par la fruitière

 

Cette morphologie, propre à des villages réduits, marque une certaine cohésion. Malgré le caractère rural de la plupart de ceux-ci, les habitations sont très proches les unes des autres, voir groupées et contiguës. Le point d’orgue de la place est marqué par un élément public (bâtiment, monument) ou par le siège d’une activité localement structurante.

 

La problématique des rigueurs hivernales peut être traitée par une concentration des constructions dès l’origine du village. Sans nécessaire mitoyenneté, le bourg forme un agglomérat, avec une distance relative entre chacune de ces extrémités. Ce principe est en rupture avec la logique initiale du Haut-Doubs, où les fermes sont plus éloignées les unes des autres.

 

Le village se place ici en marge de la route, comme pour ne pas être coupé par elle. On parlera de village-tas, dans le sens où le tissu bâti n’est caractérisé que par habitations successivement implantées, sans autre logique que le regroupement (pas d’axes ou de centralités marquées).

 


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