Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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La maison de polyculture vigneronne

L’activité de polyculture est dominante et la viticulture se limite à quelques arpents pour la consommation personnelle. Elle se distingue de la ferme de polyculteur par la présence d’une cave enterrée ou semi-enterrée, plus rarement d’un cellier, où l’agriculteur presse la vendange, vinifie et pratique le vieillissement et la mise en bouteille du vin.

Description :

Systèmes et matériaux de construction

La maison se développe en deux parties :

- sur une cave voûtée en plein cintre, ou en anse de panier, pour la partie viticole et le logement,

- de plain-pied pour la partie agricole.

 

Les fermes de polyculture vigneron ont été construites à une époque où l'on se procurait les matériaux au plus près de chez soi. La plupart du temps, on utilise des pierres issues des carrières les plus proches ou de l'épierrage des champs pour la structure porteuse de la maison, c'est-à-dire des murs épais, tels que les façades et les murs de refend, destinées à porter les planchers et la toiture. Ces pierres sont grossièrement taillées (l'équarrissage se fait au marteau) afin d'être posées en lits successifs et parallèles. Elles sont appelées moellons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration 13.

 

 

Assemblées au mortier de chaux, de manière plus ou moins horizontale, elles créent ainsi des "joints incertains". La solidité du mur est assurée par les boutisses, qui sont des pierres traversantes. La surface de ce parement est bosselée, irrégulière et poreuse.

La structure en moellons ou en briques est reprise aux endroits où les forces sont les plus grandes (angles, contour des baies, linteaux, etc.) par des pierres de taille, structurellement plus solides, et non gélives.

 

Les moellons sont protégés par un enduit à la chaux des différentes agressions climatiques : pluies, vents, gel, les chocs thermiques etc., tout en permettant les échanges thermiques. Pour respecter l'équilibre hydrique de l'ensemble, l'enduit de façade doit être à base de chaux, qui protège à l'extérieur et permet au mur d'évacuer l'humidité (Illustration 15). De plus, il peut être rénové en appliquant un badigeon (lait de chaux).

Par économie, l'enduit peut recouvrir uniquement la façade principale sur rue, la façade arrière étant protégée par un gobetis. Ce type de protection est repris aujourd'hui par une technique appelée "à pierres vues". 

 

 

            

Illustrations 14 et 15

 

La pierre de taille est utilisée principalement pour les encadrements d'ouvertures et les structures d'angle. Elle est disposée en lits réguliers selon un appareillage dessiné à l'avance. Seules les parties de pierre bouchardées finement restent apparentes. Les arcs de décharge au-dessus des linteaux sont en moellons de pierre et ont une fonction purement technique et non esthétique. Ils sont donc protégés par l’enduit.

Pour des économies de moyens, les encadrements d'ouvertures pouvaient également être constitués de bois ou de briques, dispositif plus récent.

 

La charpente est très simple : poutres et chevrons reposant sur les murs porteurs de façade et intermédiaires. Le seul élément de charpente sophistiqué peut être une demi-croupe achevant la toiture.


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