Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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La pastorale en pignon

On la trouve principalement dans le Haut-Doubs (Second plateau) mais aussi, sur le Premier plateau et dans les Gorges du Doubs.

Ces fermes se caractérisent par des dimensions très importantes pour accueillir l’ensemble des fonctions :

- un toit descendant très bas,

- un mur pignon comme façade principale de la maison,

- une grange dite-haute qui se situe au-dessus de l’habitation et de l'écurie et qui implique généralement la présence d’une levée de grange,

- et le « tué » ou « tuyé » qui est une immense cheminée centrale qui sert de fumoir.

Les plateaux du Haut-Doubs sont vastes, avec de faibles pentes. Dès 1700, les paysans ont développés une véritable culture de l’herbe, en intensifiant pâturages et production fourragère.

Le troupeau bovin est important. La production de lait, transformée en comtés, morbiers et vacherins, reste la principale ressource des agriculteurs. Après chaque traite, le paysan livre le lait à la fruitière.

Pour ce faire, on transportait le lait de différentes façons :

- à dos d’âne, les bouilles sont fixées à un bât ;

- sur une charrette tirée par un homme, un âne ou un chien ;

- à dos d’homme dans une bouille de bois harnachée comme une hotte ;

- ou encore dans deux seaux portés en équilibre sur les épaules au moyen d’une pièce de bois qui peut s’assimiler à un « joug ».

 

En été, on rentre le foin. Pour nourrir le cheptel pendant les six mois d’hiver, il fallait engranger une vraie montagne de foin. Ici, le relief permettait cette entreprise : on pouvait faucher à plat et convoyer le foin par grosses charettes, tirées par les bœufs.

La « grange-haute » ou « grange-dessus » était une parfaite réserve de foin. Pour monter le foin à bras, des planchers de stockage étaient disposés à mi-étage. Le foin était réparti dans les différentes « ébauches ». Pour éviter la fermentation du foin qui produit des gaz inflammables, le bardage (les lambrechures) laissait passer des filets d’air.

Description :

Abords immédiats et annexes

Détail d'un traitement de sol Arc-sous-Cicon (25) CAUE 25

 

 

    

 

L’abord immédiat de l’habitation est souvent réalisé en dallage de grande dimension. Ce dallage protège les pieds de murs des éclaboussures lors d’intempéries.

 

De plus, ce même dallage se retrouve à l’intérieur de l’habitation permettant de rentrer au chaud avec ses chaussures sales auprès du tuyé qui fait la transition entre les espaces dits « sales » et « propres » car l’espace du tuyé est connecté avec toutes autres pièces de l’habitation et de la grange.

 

6.1. Détail d'un traitement de sol, Arc-sous-Cicon (25)

Détail d'un traitement de sol Arc-sous-Cicon (25) CAUE 25

 

Détail d'un traitement de sol Maison des Arces (25) Musée des maisons comtoises

6.2. Détail d'un traitement de sol, Arc-sous-Cicon

(25)

6.3. Détail d'un traitement de sol, Maison des Arces

(25)

 

 

Arbre fruitier, Grand'Combe Châteleu (25) CAUE 25      

A environ 1,5 - 2 m du pignon principal, des arbres fruitiers sont parfois plantés. A mesure qu’ils grandissent, leurs branches sont rabattues sur la façade. Les branches sont maintenues grâce à un treillage en bois de forte section. Les arbres ainsi disposés constituent un treillage qui retient la neige pendant l’hiver et dégage ainsi un passage le long de la façade. L’été, le système permet la récolte de fruits. On retrouve parfois sur la façade un arbre fruitier en espalier. Il s'agit généralement d'un poirier qui servait surtout à la fabrication de la goutte (La poire).

 

7.1. Arbre fruitier, Grand'Combe Châteleu (25)

 

 

 

Maison des Arces (25) Musée des maisons comtoises                

 

 

A environ 2 m de la façade, un potager est délimité par des murs de pierres sèches d’environ 1 - 1,50 m de haut ou par une palissade en bois montée sur un mur bahut en pierres. Ces murs permettent de protéger cet espace du troupeau et des animaux sauvages. La production de ce potager est essentiellement vivrière. Parfois, cet espace est redivisé par un autre mur en pierres sèches, la deuxième partie étant consacrée à l’élevage d’animaux plus petits (volailles) ou permettant d’isoler un animal à surveiller (malade et mettant bas).

 

7. 2. Maison des Arces (25)

 

 

 


La division des grands pâturages des maisons pastorales est marquée par des murs de pierres sèches appelés murgers.

 

Murgers CAUE 25     
Murgers CAUE 25

  8.1 et 8.2. Murgers

 

Une citerne de récupération des eaux de pluie est toujours présente à proximité de la maison. L’eau, qui s’écoule le long des grands pans de toiture, est collectée en bas de pente, le long du gouttereau par un chéneau en bois. L’eau ainsi collectée est ensuite redirigée dans une citerne semi-enterrée.

 

Citerne Fournet-Blancheroche (25) CAUE 25 9. Citerne. Fournet-Blancheroche (25)


Déclinaisons départementales :

25 - Doubs
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