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La pastorale à galerie

 

La pastorale à galerie se situe principalement sur les plateaux entre 600 et 800 m d’altitude, où l’activité agricole privilégie l’élevage laitier et où les conditions climatiques rudes et l’hiver long obligent à abriter l’essentiel des récoltes et du matériel dans la ferme-bloc.

 

 

Les percements des trois travées s’ouvrent sur la façade en gouttereau, précédée d’une galerie abritée en bois, appelée souleret sur laquelle il est fréquent de stocker le bois de chauffage.

 

 

Ce modèle se trouve, pour le Jura, dans le secteur des Plateaux en général, entre Nozeroy, Champagnole et Salins-les-Bains et pour le Doubs, entre Levier et Pontarlier.

 

Description :

Ouvertures

Les percements principaux se trouvent sur le mur gouttereau orienté vers la rue, à l’arrière de la galerie.

 

La composition de façade respecte généralement deux principes :

- au rez-de chaussée, la porte de grange est encadrée des portes d’écurie,

- seules les fenêtres du logement se superposent sur le pignon.

 

 

   

Illustrations 66,67.

 

 

La porte de grange est le percement majeur de la façade. Il permet aux chariots de foin de rentrer dans l’allée de grange, soit une hauteur de 3 à 3,5 m. La forme voûtée de l’arc est la plus fréquente, à l’exception de rares linteaux en bois constitués de troncs d’arbres ; elle est le seul dispositif à pouvoir franchir une portée supérieure à 3 m sans point d’appui intermédiaire.

 

 

La forme la plus fréquente est en anse de panier.

L’arc est construit en pierres de taille ou en pierres équarries (blocs carrés de plus petites dimensions et de finition grossière). 

 

    Illustrations 68,69.

 

 

         

Ilustrations 70 à 72. Arcs de porte de grange : de gauche à droite : pierres de taille, moellons équarris, linteau en bois

 

Le jambage est composé de pierres de tailles posées alternativement à l’horizontale et à la verticale, sa base est protégée par des chasse-roues en pierre dure.

La menuiserie, posée au nu intérieur de la maçonnerie, est généralement à deux vantaux, dans lesquels est redécoupée une porte piétonne. Des oculi sont découpés pour laisser pénétrer un peu de lumière et ventiler l’allée de grange. 


   Illustrations 73,74.

 

Les deux entrées d’écurie sont souvent différentes, l’une est étroite et fermée par une porte à un vantail, l’autre, plus large est fermée par une porte à deux vantaux. Elles sont beaucoup plus basses, généralement 1,8 m à à 2 m et sont flanquées d’un fenestron assurant l’éclairage et la ventilation.

Les portes sont réalisées en planches épaisses. 


     

Illustrations 75,76. Porte d'écurie simple (à gauche). Porte d'écurie et porte d'entrée (à droite).

 

Lorsqu’elle existe, la porte de la remise a les mêmes caractéristiques que la porte d’écurie double, permettant le passage du matériel.

 

Les percements de l’habitation sont ceux qui bénéficient du traitement le plus soigné, les encadrements sont en pierre de taille, le linteau de la porte d’entrée est souvent gravé d’une inscription (date, monogramme des propriétaires). Les linteaux sont surmontés d’un arc de décharge qui a la fonction technique d’alléger la charge. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration 77. Arc de décharge au-dessus du linteau

 

    

Illustration 78. Linteaux droits.           Illustration 79. Linteaux délardés.


 

    

Illustrations 80,81.

 

La porte d’entrée se situe en retour, sous la galerie ou en pignon, elle est souvent surmontée d’une imposte vitrée éclairant la pièce. Même percées sur le même mur, portes et fenêtres sont souvent séparées et le dispositif de pierre à jumeau (porte et fenêtre séparées par une même pierre verticale portant les linteaux des deux percements) est rare. Les fenêtres se superposent sur le pignon et en façade. Lorsque plusieurs percements ouvrent sur la même façade, les linteaux sont alignés. Elles ont des proportions rectangulaires dès l’origine : 0,9 m de large pour 1,20 m de haut. Les dimensions augmentent au début du XXe siècle pour une hauteur de 1,5 m à 1,6 m assurant un meilleur éclairement. 

La menuiserie de la porte d’entrée constitue un signe de richesse. A l’origine constituée de planches, elle devient plus sophistiquée dans sa forme : panneaux et vitrages et la mise en œuvre de bois noble.

Les fenêtres sont à deux vantaux ouvrant à la française, composés chacun de trois carreaux.

 

Illustration 82.

 

Malgré la rigueur du climat, les doubles fenêtres sont rares et les volets ont été posés au début du XXe siècle.


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