Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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Petits immeubles (XIX-XXe)

Ces immeubles sont bâtis à la fin XIXème et début XXème.

Le développement significatif des sites de production en manufacture-usine nécessite l’emploi et l’accueil d’un nombre croissant d’ouvriers. Ces sites étant implantés à l’écart des bourgs, les exploitants doivent prendre l’initiative de construire des logements pour leurs employés. Parfois, la motivation des dirigeants est philosophique ou philanthropique, mais elle répond surtout au besoin évident de tenir à proximité du lieu de travail ses ouvriers, afin qu’ils soient dans des conditions optimales de production (pas de long trajet le soir et le matin pour regagner son domicile, donc pas de retard et moins de fatigue).

Dans l’histoire du développement industriel, la création de logements peut également être une solution d’intégration d’une population étrangère demandée par l’entreprise pour ses compétences et qu’elle cherche à fidéliser. Ou encore une réponse à un mouvement social d’ouvriers contestant leurs conditions de vie et de travail.

Ces logements constituent une avancée en termes de confort.

Description :

Matières, textures, couleurs

Les murs sont toujours enduits pour protéger la maçonnerie des intempéries. Traditionnellement, ils sont enduits à la chaux.

L’enduit à la chaux est passé en trois couches. Un temps de séchage de trois à cinq jours est respecté entre chaque passe. La première couche est le gobetis, c’est un passage grossier qui permet de combler les espaces entre les moellons pour rattraper la planéité du mur. La deuxième couche est le corps de l’enduit. Enfin, la dernière couche est la finition. Elle permet de donner l'aspect esthétique choisi à l’enduit, qui peut être plus ou moins lisse. La finition posée sur les immeubles de logements ouvriers n’est pas particulièrement soignée.

 

L’enduit est coloré à la deuxième et dernière couche par des pigments naturels mélangés à la chaux. La couleur de l’enduit varie en fonction des pigments trouvés dans la localité de la construction. En effet, les pigments (à la base de la couleur) proviennent de terres ou de pierre spécifique à un type de sol, comme par exemple les ocres du Jura.

Le pigment étant cher, l’enduit des logements ouvriers est souvent laissé de la couleur de la chaux.

 

L’enduit à la chaux demande un entretien annuel ou bisannuel, la façade n’est pas ravalée, on passe seulement un lait de chaux sur les murs. Cette passe est une couche superficielle qui permet de protéger le corps d’enduit des intempéries d’une année sur l’autre.

 

A partir du XXème siècle, les bâtiments sont enduits au ciment, ce matériau hydrofuge est passé en une fois et peut ensuite être peint. Il ne doit en principe s’appliquer que sur les maçonneries en béton ou liées au ciment, sous peine de causer aux maçonneries ou à l’enduit des désordres comme la présence d’humidité, le décollement des enduits.

 

Les enduits au ciment n’ont pas besoin d’être repris annuellement, mais lorsqu’il faut les refaire. Il faut ravaler la façade entièrement. 

 

 Demangevelle (70). Base Mérimée IA70000308 © Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine.

 

 

Aux XIXème et XXème siècles, on pose parfois sur la façade la plus exposée aux intempéries un bardage en  tôle galvanisée ou zinc embouti pour protéger les enduits et les maçonneries. C’est l’équivalent moderne des tavaillons utilisés de la même façon aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles.

 

 





28. Demangevelle (70)


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