Regards sur l'architecture et l'aménagement en Bourgogne-Franche-Comté 2018
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Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement
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L'habitat ouvrier dans le site de production (XVIII-XIXe)

A partir du XVIIIe - XIXe siècle, le développement significatif des sites de production en manufacture nécessite l’emploi et l’accueil d’un nombre croissant d’ouvriers. Ces sites étant implantés à l’écart des bourgs, les exploitants doivent prendre l’initiative de construire sur place des logements pour leurs employés.

Ces constructions répondent au besoin évident de tenir à proximité du lieu de travail les ouvriers, de manière à ce qu’ils soient dans des conditions optimales de production dans une démarche parfois paternaliste (pas de long trajet le soir et le matin pour regagner son domicile, donc pas de retard et moins de fatigue, une présence sur site constante si nécessaire).

 

Ces logements sont soit des dortoirs intégrés à l’atelier, soit des appartements regroupés dans de petits immeubles.

Les caractéristiques principales de ces logements sont leur regroupement dans des bâtiments indépendants mais toujours sur le site de production, et une composition de plusieurs pièces pouvant accueillir l’ouvrier et sa famille.

Ces logements et leur généralisation constituent une avancée sociale considérable pour l’ouvrier, qui auparavant était logé de manière précaire dans des baraquements ou au sein de l’atelier.

Description :

Déclinaisons départementales :

25 - Doubs

La saline royale d'Arc-et-Senans (25)

La Saline royale d’Arc-et-Senans est un site remarquable dessiné par Claude Nicolas Ledoux en 1774-1779 alors architecte du roi. L’architecte conçoit la manufacture idéale dans un style néo-classique, il reprend un vocabulaire et des formes classiques qu’il transgresse (fronton sur colonnade, pavillon au toit mansardé, symétrie). Les proportions ramassées des bâtiments, les toits immenses descendant très bas, les éléments de décor surdimensionnés confèrent à l’ensemble un caractère plus massif et local, voire archaïque. Enfin, certains détails sont empreints du style Renaissance (colonne baguée).

 

Les bâtiments de logements se trouvent dans l’enceinte du site. Au nombre de quatre, ils sont en quart de cercle, de part et d’autre du bâtiment d’entrée qui comprend le logement des gardes. Ils sont spectateurs des deux bernes (ou bermes), de la maison du directeur au centre et de deux pavillons des commis aux extrémités. Le plan semi-circulaire radioconcentrique permettait un contrôle des ouvriers et limitait leur déplacement. Composés d’un pavillon central plus haut d’un étage et de deux ailes en rez-de-chaussée en pierre, ils sont surmontés de grands toits en tuiles à deux pans et croupes. Des lucarnes sont placées dans l’axe des ouvertures en rez-de-chaussée, avec une composition parfaitement symétrique. Sur les bâtiments de logements, comme sur les bernes, on note moins de modénature. Hormis le pavillon central, sur les deux ailes, seuls les angles et l’encadrement de la fenêtre centrale sont en pierres saillantes, harpées. La pierre de taille utilisée est la même que celle employée à Besançon (25).

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